vendredi, mars 30, 2007

Le « mentoring » pour doper la carrière des femmes

Adepte du « mentoring » pour doper la carrière des femmes dans l’entreprise, Marie-Claude Peyrache, présidente en France du réseau European Professionnel Women’s Network, assure que cette forme de relation visant à accompagner la carrière des salariées est une aide « précieuse ».

Dans un témoignage Céline Braibant, responsable Achats Europe chez Mapa Spontex, précise que la relation est d’un apport fructueux pour « les deux côtés ». En effet d’une part le mentor teste ses compétences de coach et de l’autre la « protégée » peut exprimer ses craintes et désirs librement.

Elle souligne « le mentoring pratiqué dans un réseau externe permet de se libérer d’éventuels liens hiérarchiques et de créer un environnement propice au dialogue sans aucune limite ». (La Tribune, p43, Sandrine L’Herminier, 06/03/2007)

Les inégalités salariales entre hommes et femmes

Une étude de l’Observatoire sur la responsabilité sociale des entreprises (Orse), dont les résultats ont été publiés en exclusivité dans la Tribune, révèle que les entreprises peinent à mettre en œuvre les dispositions de la loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre hommes et femmes qui impose d’éradiquer les écarts de salaires d’ici 2010.
Toutefois, l’Orse met en exergue les entreprises pionnières telles qu’EDF, LCL, Axa, HSBC, Schneider, CNCE, ADP, la Société Générale. Ainsi. Didier Vésiez, qui a été chargé du pilotage de la négociation égalité professionnelle chez EDF précise : « En 2006, 25% des femmes ont eu des augmentations individuelles, contre 20% des hommes ».
Chez Axa France un accord triennal a été signé en mars 2006 visant à réduire l’écart des salaires entre hommes et femmes. En juillet 2006, une centaine de salariées de la compagnie d’assurance ont reçu 2 200 euros en moyenne. Sur le sujet Rachel Silvera, économiste et maître de conférences à l’université de Paris X, affirme qu’en dépit de l’avancée déjà réalisée, il reste beaucoup à faire car « la rémunération est aussi le reflet de toutes les autres inégalités entre hommes et femmes ».
Par ailleurs, plusieurs études publiées le 8 mars par l’Insee montrent que, dans le monde du travail, les femmes continuent à être traitées différemment et que ces différences prennent leur source « dès le plus jeune âge ». Les jeunes femmes mettent en effet plus de temps à trouver un emploi et les postes qui leur sont proposés sont plus précaires. De fait à formation, expérience et fonction égale, le différentiel est de 7%. La panne observée dans la résorption de ces inégalités depuis 1990 est, de l’avis de Michel Glaude, directeur des statistiques sociales d’Eurostat « un cercle vicieux qui, fondé sur un moindre investissement supposé des femmes dans le monde du travail, conduit les employeurs à leur confier moins de responsabilités professionnelles, ce qui les inciteraient à se replier d’autant sur la sphère domestique ».
(La Tribune, p28-30, Isabelle Moreau, 07/03/2007, Les Echos, p2, 08/03/2007, Le Monde, p10, Anne Chemin, 09/03/2007)

Secteur bancaire : la féminisation des équipes dirigeante

Si les femmes sont majoritairement représentées (55%) dans le secteur bancaire, force est de constater que, pour le moment, elles se font rares dans les équipes dirigeantes.

Ariane Oblensky, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF) n’hésite pas à faire remarquer : « Il y a des places à prendre pour les femmes dans la banque ! La profession recrute beaucoup et la volonté générale est de mieux refléter la diversité de la société ». C’est ainsi que le groupe BNP Paribas compte maintenant 15% de femmes parmi ses 1 500 postes clef, soit quatre points de plus gagnés en quatre ans. La Société Générale a quant à elle instauré un système de « mentorat » par des membres du comité exécutif ou du comité de direction qui a d’ores et déjà bénéficié à une quarantaine de femmes appelées à de hautes fonctions.

Mais quels sont les freins entravant l’accession des femmes à des fonctions clés ? Trois principales entraves sont recensées : la mobilité géographique ; la culture de certains métiers et, enfin, la faible proportion de femmes ingénieurs.
(Les Echos, p8, Sylvie Ramadier, 19/02/2007) .